Quelle rentrée ?!!

Publié le par cgt Educ'action92

 

Notre pouvoir d’achat est en baisse continuelle depuis des années : les prix augmentent fortement, pas nos salaires.

Depuis vingt-cinq ans, le salaire des enseignants n'a cessé de baisser. De 1981 à 2005, les professeurs ont perdu 20 % de leur pouvoir d'achat, 7% depuis 2000. Les hiérarchies salariales se sont tassées : le rapport entre salaire de début et de fin de carrière pour un professeur certifié (titulaire du Capes) est tombé dans la même période de 2,5 à 1,8. Un professeur au 1er échelon a, aujourd’hui, un salaire net équivalent 1,4 fois le SMIC. Ce n’est pas le dispositif GIPA (Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat) instauré par Messieurs Eric WOERTH et André SANTINI qui va changer fondamentalement les choses. Ce dispositif, est, comme le précisent nos camarades de la CGT-INSEE, une véritable « arnaque ». Il aboutit à ne rattraper qu'une petite partie de la perte réelle de pouvoir d'achat !


AUGMENTATION IMMEDIATE DES SALAIRES POUR TOUS LES PERSONNELS !

  Notre temps de travail augmente par l’élargissement de nos missions et par la pression des heures supplémentaires. Celles-ci doivent être une exception, non un mode de gestion de la pénurie d’enseignants. Elles ne peuvent se substituer à l’augmentation nécessaire de notre salaire de base. Cependant tout surtravail doit être mieux payé qu’une heure d’activité normale (taux 125/100). Actuellement, à partir du 5ème échelon, toute heure supplémentaire est moins payée qu’une heure normale de service !

Transformons les heures supplémentaires en emplois pour créer des postes en plus grand nombre.

Les contrats précaires se multiplient dans des conditions d’emploi qui se dégradent (aucun accès aux concours, pas de progression de salaires, des licenciements après plusieurs années sans aucun recours…). Les affectations de TZR sur plusieurs établissements sont monnaie courante, les stagiaires font cours à mi-temps dès la rentrée et avant toute formation. Par ailleurs les IUFM vont être jetés aux oubliettes.


BAISSE DU TEMPS DE TRAVAIL ! TITULARISATION DES PRECAIRES ! RECRUTEMENT D’ENSEIGNANTS ! FORMATION INITIALE ET CONTINUE POUR TOUS !

Les nouveaux programmes du primaire se mettent en place malgré le refus de l’ensemble des enseignants qui les jugent réactionnaires et déconnectés des besoins des élèves. Le discours anti-pédagogique du gouvernement accompagne une idéologie qui prône le retour à l’ordre tout en supprimant les moyens pour lutter contre les inégalités (note de conduite, disparition des RASED, des moyens pour les ZEP, disparition de la carte scolaire).


DES PROGRAMMES ET DES MOYENS POUR PERMETTRE LA REUSSITE DE TOUS LES ELEVES !


Le ministre essaie de nous faire croire qu’il réforme pour améliorer le système, alors que l’objectif est de faire des économies en postes, en heures. Le gouvernement organise donc «un troc» salaire contre emplois. 30 627 suppressions d’emplois prévues en 2009 dans la Fonction Publique dont 13500 annoncées dans l’Éducation Nationale.

On essaie de faire croire aux élèves, et à leurs familles, qu’ils peuvent réussir mieux avec moins de temps, de moyens, d’heures de cours (passage au Bac pro 3 ans, suppression des options, des modules, baisse des heures d’enseignement,…).


MAINTIEN DES FORMATIONS, DES FILIERES, DES OPTIONS !


Le ministre ne négocie rien, il impose la signature de protocole avant toute discussion, il exclut d’emblée des discussions la question des postes et les 13500 suppressions annoncées pour le prochain budget. Il instaure le service minimum dans les écoles pendant que Sarkozy annonce la suppression des IUFM en conférence de presse et qu’Hortefeux traque les élèves sans papiers. La répression est très forte lors des mouvements sociaux : inculpation de militants syndicaux, comparution immédiate pour les lycéens.


La CGT Educ’action appelle les enseignants à se réunir dès la rentrée dans les écoles, les collèges et les lycées pour faire le point sur la situation dans leur établissement, pour débattre des réformes en cours et à venir, pour décider des modalités d’action pour contrer l’offensive de casse du service public d’éducation.

La CGT Educ’action participera aux réunions intersyndicales, aux assemblées générales pour aider à la constitution d’un front de lutte contre toutes ces mesures.

La CGT Educ’action appelle à la mobilisation pour soutenir notre collègue Rodolphe Juge qui passera en procès le 24 septembre pour avoir participé aux manifestations contre les suppressions de postes au printemps dernier.



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