ACTION… ET REACTION…Dès jeudi 11.09 et après…
Cela s’ajoute aux 11 200 suppressions de cette rentrée 2008.
C’est, selon le calcul de Bercy pour le budget 2009 encore au stade confidentiel, 6 000 suppressions d’emplois dans le 1er degré !
Plus encore ! D’ici 2012, selon plusieurs rapports :
17 000 suppressions, c’est la prévision des « économies » obtenues par la réforme du lycée général et technologique en cours, pour laquelle X. Darcos a déjà tranché, -10 000 postes en seconde en 2009, le reste les années suivantes en cycle terminal…
20 000 suppressions, c’est l’addition obtenue grâce à la généralisation du bac pro 3 ans.
10 000 suppressions, c’est le tarif de la materisation des stagiaires et de la disparition des IUFM.
La somme de ces suppressions (près de 80 000 d’ici 4 ans) démontre bien que, comme le dit X. Darcos, « le Sarkozisme est le meilleur allié de l’école »…
Pouvoir d’achat en berne, salaires bloqués, restriction drastique de la Fonction publique, casse des services publics, temps et code du travail remis en question, malades, retraités, personnes âgées culpabilisés et sommés de financer leurs soins…, la machine libérale ne fait pas de sentiment.
Elle reprend à son compte les mots cruels de Laurence Parisot, au nom du MEDEF, « la vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi voulez-vous que le travail fasse exception… ? »
Août et les médailles olympiques n’ont cependant pas réussi à endormir salariés, chômeurs et retraités : ni or, ni argent dans les foyers, une école mise au ban du service public alors qu’il faudrait la hisser sur un podium…
Les diverses mesures imposées contre l’avis des personnels et dans la plus grande précipitation, ne le permettent pas.
Ne laissons pas la morosité s’installer !
Généralisation du Bac pro 3 ans contre-productive, suppression du samedi matin et mise en œuvre du soutien en dehors des horaires au détriment des réseaux d’aide existants, réforme du lycée bradée à des fins comptables, collège laissé pour compte, IUFM enterrés, programmes et pédagogie réactionnaires, fichage généralisé avec « base élèves » et « Edvige »… Austérité, restrictions salariales, management et pressurisation, casse du statut pour les personnels de l’Education nationale… Voilà la réalité de la politique contre l’école…… RGPP, autonomie locale accrue des établissements, gestion de la pénurie à coup d’heures supplémentaires et de primes, généralisation de la précarité, logique de performance appliquée à l’école comme à une entreprise...
Voilà les perspectives qu’il faudrait, en plus, accepter...
Ces régressions libérales, pré-sentées sous couvert de modernité, tentent de transformer l’école de la République et veulent en réduire les missions.
Avec la CGT Educ’action, dès la rentrée et le jeudi 11 septembre* construisons la mobilisation, la plus large possible, sous le signe de la lucidité et de la lutte.
*dépôt de préavis de grève 1er et 2nd degrés par la CGT Educ’action
Tract de l’union nationale CGT-Educ’action
vendredi 29 août 2008