"Réforme" de la voie professionnelle : des jeunes sans place en Bac Pro !
L'histoire relatée ci dessous montre bien si besoisn il en était que la réforme de la voie profesisonnelle loin d'emmener tout le onde vers un niveau IV de qualification en laise certains sur le carreau....C'est ce que la CGT Educ'action avec d'autres dénonce lors de la génralisation à marche forcée du bac pro 3 ans
Pierre, obligé d’arrêter ses études
« Je voudrais continuer mes études, mais on m’en empêche… » Pierre est dégoûté. À seize ans, ce jeune habitant de Loire-sur-Rhône (Rhône) s’apprête, contraint et forcé, à sortir du système scolaire. Victime de cet écrémage silencieux qui s’opère dans la filière professionnelle. Pierre, pourtant, a fait tout comme il faut. En juin dernier, le jeune homme décroche son BEP électrotechnique au lycée professionnel Edmond-Labbé d’Oullins. Un mois plus tôt, il avait formulé ses voeux par écrit pour poursuivre ses études en bac pro électrotechnique ou, à défaut, en « électronumérique », voire en « technicien froid et conditionnement ». Mi-juin, il reçoit ses réponses. « J’avais fait quatre voeux, trois dans mon établissement et un dans un autre, et j’ai eu quatre refus. » Le voilà en liste d’attente.
Les grandes vacances approchent, Pierre s’inquiète. « J’ai appelé mon lycée, ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de place et m’ont conseillé d’attendre. » Fin août, l’angoisse monte. Il rappelle : toujours pas de place. Pierre ne fait pas sa rentrée. « J’ai contacté alors le rectorat. Leur réponse a été claire : vu que j’avais seize ans, ils n’étaient plus obligés de me scolariser. Ils m’ont juste suggéré de chercher en apprentissage. J’ai contacté la mission locale mais vu le contexte de crise, c’est quasi impossible à trouver. »
Le manque de place dans son lycée, Pierre le redoutait. « En BEP, nous étions 30 élèves répartis sur deux classes. Pour le bac pro, il n’y avait plus que 15 places. Certains, les majeurs, sont partis sur le marché du travail. Mais pour les autres recalés, c’est soit l’apprentissage, soit, comme moi, la galère. Faut pas s’étonner si beaucoup de jeunes sont à la rue ! »
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