ELECTRICIENS ET GAZIERS DANS L’ACTION
EDF–GDF/SUEZ
POUR L’EMPLOI
POUR LES SALAIRES
CONTRE LA REPRESSION PATRONALE
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epuis 12 semaines, les électriciens et gaziers sont dans l’action dans tout le pays pour exiger des pouvoirs publics et des directions d’EDF et de GDF-SUEZ l’ouverture de négociations sur le maintien de nos missions de Service Public, l’emploi et les salaires.
Savez-vous qu’EDF et Gaz de France ont supprimé des milliers d’emplois ces dernières années ?
Savez-vous que les temps moyens de coupure augmentent ? (Les coupures pour faits de grève ne représentent que 0,1% du total !!)
Savez-vous que de nombreux services que ces entreprises vous doivent deviennent payants ?
Savez-vous que la fermeture de nombreux sites de proximité allonge les délais de dépannage et d’intervention, fragilisant la sécurité des personnes et des biens ?
Savez-vous que le Service Public de l’électricité et du gaz n’a plus les moyens de répondre à vos besoins ?
Savez-vous qu’EDF, GDF-SUEZ et leurs filiales font des milliards d’€ de bénéfices (11 en 2008) sur vos factures pour le plus grand bonheur des actionnaires ? Et que l’argent qui leur est distribué, c’est de l’argent en moins pour l’économie, pour l’investissement, l’emploi et le développement du Service Public.
Le Service Public est mis à mal !
L’externalisation de nos activités dégrade nos services, éloigne les populations de nos agences et de nos équipes avec à la clé des milliers d’emplois supprimés qui feront défaut notamment lors d’évènements climatiques comme les tempêtes.
La casse du Service Public, c’est la hausse des tarifs et la fin de l’égalité de traitement des usagers sur le territoire.
Ce sont les usagers
qui en subissent les conséquences
Seule la logique de rentabilité financière prédomine dans la gestion de nos entreprises avec pour conséquence une dégradation des services que sont en droit d’attendre les usagers et de fortes augmentations des prix de l’énergie.
Une logique qui d’un côté conduit à dégager toujours plus de bénéfices aux seuls profits des actionnaires et de nos dirigeants, qui au passage se sont octroyé de scandaleuses et indécentes augmentations de salaires, et qui pousse de l’autre côté à fermer nos structures de proximité et nos points d’accueil, à allonger nos délais d’intervention, à externaliser nos activités au détriment de notre savoir-faire et de la sécurité des riverains et à supprimer des milliers d’emplois.
Aujourd’hui les électriciens et gaziers sont mobilisés et décidés à se faire entendre pour dénoncer cette politique qui est un véritable contresens pour répondre au développement économique de notre pays et aux défis énergétiques posés. Ils réclament :
· L’arrêt des suppressions de sites de proximité pour garantir des interventions rapides notamment en ce qui concerne le dépannage du Gaz et de l’Electricité,
· L’arrêt de l’externalisation de nos activités qui conduit à la dégradation du Service Public,
· La mise en œuvre d ‘une politique ambitieuse d’investissements et d’embauches pour répondre à l’ensemble de nos missions de Service Public,
· Une revalorisation des salaires, la proposition d’octroyer 0,3% pour l’année 2009 est une véritable provocation au regard des bénéfices colossaux engrangés par EDF (3,6 milliards d’€) et de GDF-SUEZ (6,4 milliards d’€)
Comme seule réponse à ces légitimes revendications, les employeurs d’EDF et de GDF-SUEZ ont décidé de manier le bâton de la répression et de la criminalisation de l’activité syndicale.
Après l’envoi des forces de police, l’organisation par les pouvoirs publics de la rafle de 74 salariés en lutte, la généralisation des provocations par la présence d’huissiers et de vigiles sur les lieux de travail, ce sont maintenant plus de cent vingt électriciens et gaziers qui vont être traduits en conseil de discipline.
CE N’EST PAS ACCEPTABLE !
SALARIES ET USAGERS
NOUS AVONS TOUT A GAGNER
A NOUS RETROUVER
POUR EXIGER ENSEMBLE :
L’ARRÊT DES SANCTIONS,
DE LA VIOLENCE
ET DE LA REPRESSION
A L ‘EGARD DES SALARIES GREVISTES
LE MAINTIEN D’UN SERVICE PUBLIC DE L’ELECTRICITE
ET DU GAZ
UNIQUEMENT TOURNE
VERS L’INTERÊT GENERAL