MOBILISONS-NOUS LE 28 AVRIL POUR L’HOPITAL PUBLIC Rassemblement de 14 H 30 à 17 H 30 devant l’hôpital de Nanterre

Publié le par CGT Educ'action 92


MOBILISONS-NOUS LE 28 AVRIL

POUR L’HOPITAL PUBLIC

 

TOUS UNIS CONTRE LA LOI BACHELOT !

Rassemblement de 14 H 30 à 17 H 30

devant l’hôpital de Nanterre

 

Le Mardi 28 Avril après-midi, en présence de la Ministre de la Santé, Mme Bachelot, sera inauguré le nouveau bloc opératoire de l’hôpital de Nanterre (CASH). De 14 H 30 à 17 H 30, rassemblement devant l’hôpital (403, avenue de la République) : 3 H non stop pour défendre l’hôpital public ! Venez nombreux !

 

Ce nouveau bloc opératoire est l’arbre qui cache la forêt : en fait, sur les 7 salles, 4 seulement pourront fonctionner avec le personnel nécessaire.

 

En outre, le surdimensionnement de ce bloc (l’hôpital disposait avant de 3 salles), amène à penser que cela préfigure des fermetures de blocs opératoires dans des hôpitaux voisins (Foch ? Louis Mourier ?...).

 

Enfin, il n’est pas exclu que, demain, son fonctionnement repose en partie sur les moyens en personnel du secteur privé, et que son accès soit alors limité à ceux parmi les malades qui pourront payer le prix fort, pour ne pas avoir à patienter sur la liste d’attente de la partie du bloc qui sera réservé à l’hôpital public !

 

Tout, dans le projet de loi Bachelot nourrit de telles inquiétudes. Le 28 Avril, pour tous, salariés et usagers, ce sera donc l’occasion de dire que la défense de l’hôpital public exige :

 

 

- des moyens en effectifs supplémentaires et donc des moyens budgétaires en augmentation afin de garantir la qualité des soins et l’égalité d’accès aux soins pour tous.

- l’organisation d’un large débat public, avec le temps et les moyens d’information nécessaires afin de permettre aux usagers de mesurer vraiment les enjeux.

 

Usagers, patients et malades, savez-vous que :

 

- Le projet de loi Bachelot ne prévoit aucun renforcement des effectifs d’agents hospitaliers prétendant que les difficultés persistantes rencontrées dans le fonctionnement de l’hôpital ne sont que des problèmes d’organisation. Pire, ce projet prévoit, au plan national, de supprimer 20.000 emplois au moyen des regroupements de services et d’établissements ! Par exemple, le budget 2009 de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) a programmé 700 suppressions d’emplois 

 

- Ces dernières années, à Nanterre, des regroupements ont eu lieu, des fermetures de lits, de services et d'activités de santé ont été effectuées entraînant une  :

 

o                                 le service de mammographie n'est pas opérationnel, faute de personnel et de moyens.

o                                 le foyer d'hébergement et de réinsertion pour les malades traités en psychiatrie (foyer des Goulvents) a été fermé, faute de personnel.

o                                 Le service de chirurgie viscérale a été fermé et regroupé avec celui de Louis Mourier (Colombes).

o                                 La consultation anti-douleur est menacée de fermeture par manque d’activité car le système de tarification (TAA) utilisé pour l’allocation des budgets pousse l’hôpital à ne garder que les activités les plus rentables, celles où les soins sont les plus chers.

o                                 De nombreux services aux patients sont donnés à la sous-traitance (restauration, lingerie) diminuant la qualité des services aux patients.

 

 

 

- le projet de loi Bachelot ne prévoit pas de remplacer les nombreux départs à la retraite qui ont commencé depuis 2006 (« papy-boom ») et qui vont s’amplifier jusqu’en 2015. Si rien n’impose au gouvernement une autre politique, cela va aggraver les difficultés de fonctionnement de l’hôpital public, pousser à la fermeture de certains services, inciter au regroupement pour d’autres ;

 

- L’hôpital de Nanterre souffre, comme tous les hôpitaux publics d’un manque de personnel chronique :

 

o                               pour preuve, de nombreuses heures supplémentaires (HS) sont effectuées au-delà des limites légales (15 mensuelles) et ne sont pas payées comme telles; En outre, la difficulté, voire l’impossibilité, à récupérer ces heures supplémentaires aboutissent à ce qu’elles s’accumulent, - ainsi que les journées de RTT non prises -, sur des Compte Epargne Temps (CET) ;

 

o                               les embauches actuelles sont presque toutes précaires (CDD, CAE, …). Les conditions de travail ne cessent de se dégrader et avec, elles, la qualité des soins. Le personnel soignant travaille dans l'inquiétude, sous pression et dans l'urgence. Au bout de la chaîne, c’est le malade qui trinque !

 

 

C’est clair : l’hôpital public a besoin de moyens supplémentaires en personnels de toutes catégories et pour cela de moyens budgétaires supplémentaires.

 

La ministre de la Santé, Mme Bachelot et son projet de loi HPST, refusent obstinément d’entendre la profession hospitalière qui, se retrouve unie, des médecins à l’ensemble des salariés, pour  dire OUI à la défense de l’hôpital public  et donc NON à loi Bachelot !

 

Plutôt que de débloquer 1 seul milliard, -c’est environ le montant officiel nécessaire à l’hôpital public au plan national pour combler les déficits des établissements hospitaliers -, la Ministre et son gouvernement préfèrent accorder 360 milliards d’argent public aux banques sans engagements réels et sérieux en contrepartie, en termes d’emplois maintenus et créés. C’est inacceptable !

 

C’est cela qui ne passe plus ! Et qui doit être contesté en nous rassemblant partout pour nos revendications d’augmentations de salaire, d’embauches et d‘amélioration des conditions de travail.     

 

 

Le 28 Avril sera une nouvelle étape de lutte pour défendre le droit à la santé pour tous, l’égalité d’accès aux soins.

 

Le projet de loi, qui doit être examiné, en seconde lecture au Sénat à partir du 11 Mai, sera aussi contesté le 28 Avril par une manifestation parisienne rassemblant l’ensemble de la profession hospitalière.

 

Nanterre, le 22 Avril 2009

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