Expression de la CGT Educ'action 93 sur la situation sociale
En Guadeloupe comme dans les universités, ils nous montrent la voie
Convergence des luttes dès le 10 mars
En grève le 19 mars et après
90 000 chômeurs de plus en janvier, 350000 en 1 an, des salaires bloqués, des services publics remis en cause, notamment dans l’éducation (de la formation des enseignants à celle des élèves dans les écoles, les LP, les lycées…). La situation se dégrade toujours plus pour les salariés. De cette crise, gouvernement et patronat veulent profiter pour licencier, casser les droits, et augmenter les transferts de part de richesses à leur profit. Le pseudo-sommet social de Sarkozy n’a débouché sur rien.
C’est ce qu’ont bien compris, les travailleurs de Guadeloupe qui depuis maintenant plus de 5 semaines nous montrent l’exemple . L’exemple par leur lutte déterminée, qui loin des journées de mobilisation sans lendemain, sait durer dans l’unité pour imposer la prise en compte de leurs revendications par le patronat local et l’Etat qui devront finir par céder, même s’ils continuent de jouer le pourrissement.
L’exemple aussi par l’organisation du mouvement qui trouve sa force dans l’auto-organisation des salarié-e-s avec des AGs quotidiennes à la base pour décider de sa poursuite.
L’exemple également par leurs revendications qui cherchent à répondre immédiatement aux besoins des salariés de ce territoire : 200 euros revendiqués en Guadeloupe, ou 300 euros pour tous pour l’ensemble des salariés français, c’est sur des revendications clairement identifiés, unifiantes et répondant à l’urgence qu’il faut mobiliser.
Déjà rejointe par les travailleurs d’autres DOM, la lutte des travailleurs guadeloupéens a besoin d’être relayée ici. Leur lutte est la nôtre.
Il en est de même, concernant la mobilisation dans les universités, qui à coup de grève reconduite, coordinations démocratiques, unité syndicale, fait aujourd’hui déjà partiellement reculer le gouvernement. Leur lutte est la nôtre. La coordination nationale des universités nous appelle à rejoindre les enseignants et étudiants, les formateurs et stagiaires des IUFM dans la lutte. Sur nos revendications et en convergence avec les universités en lutte, la CGT-Educ’action 93 appelle les personnels à répondre à cet appel par la grève lors de la journée prévue de la « maternelle à l’université, le 10 ou 11 mars.
Le gouvernement craint l’extension et la convergence des luttes.
Si des mouvements spécifiques sont nécessaires comme aujourd’hui dans l’éducation et notamment dans le 1er degré et les LP, c’est d’un mouvement d’ensemble, prolongé, déterminé dont nous avons besoin pour relayer les revendications des secteurs et territoires déjà en lutte, mais aussi pour imposer nos revendications d’urgence : 300€, restitution des suppression de postes et interdiction des licenciements, abandon des réformes régressives dans l’éducation... Après la puissante mobilisation du 29 janvier, l’enjeu du 19 mars et surtout de ses lendemains est là. Les organisations syndicales annoncent se retrouver dès le 20 mars pour décider des suites. Elles doivent appeler à la reconduction du mouvement pour faire converger les mobilisations et gagner sur nos revendications.
vendredi 27 février 2009