Appel académique CGT Versailles à la manifestation du 10/12

Publié le par CGT Educ'action 92

 C'est dans la rue qu'ça s'passe !


Le 29 janvier, nous étions 2,5 millions dans la rue, une des plus fortes mobilisation de ces vingt dernières années ! Les salariés de ce pays ne sont pas résignés à subir la baisse de leur pouvoir d’achat, le chômage (partiel ou total), l’augmentation de la durée du travail, la casse des services publics… ! Les déclarations de Sarkozy ont montré que le gouvernement ne voulait pas entendre la colère des salariés. C’est en maintenant et en amplifiant les luttes que nous les obligerons à nous entendre.

Les enseignants ont massivement participé à la grève du 29, ainsi qu’à celles, nombreuses, qui les ont précédées. Il faut dire que ce ne sont pas les raisons qui manquent pour se mobiliser… Comme l’ensemble des salariés nous souffrons d’une forte baisse de notre pouvoir d’achat, nos salaires sont quasiment stables tandis que les prix flambent, les contrats précaires se multiplient, notre charge de travail augmente. La montée des difficultés sociales rend notre travail éducatif plus difficile, la montée du chômage, de la précarité se ressent dans nos établissements scolaires, elle pèse sur nos élèves et leurs familles. La réponse de nos ministres ? Suppression de postes, baisse des budgets, répression !

Dans les LP, la généralisation du bac pro 3 ans se fait dans l’opacité la plus totale, laissant aux chefs d’établissement un pouvoir arbitraire dans leur répartition de DGH, de nombreux postes disparaissent, d’autres suivront en 2010 et 2011.

Les réformes du premier degré se font à marche forcée malgré l’opposition des collègues et dans la répression pour ceux qui refusent de les mettre en place.

Après avoir annoncé le report de la réforme du lycée, Darcos fait du chantage aux postes pour que des établissements l’expérimentent : il suffit de se rappeler qu’il y a à peine un an, le bac pro 3 ans était expérimental pour mesurer le cynisme de cette « proposition ».

Partout, de la maternelle à l’université, le statut des enseignants est attaqué, annualisation du temps de travail, autonomie des établissements, renforcement de la pression hiérarchique.

Depuis le 2 février, les universités, enseignants et étudiants, votent en assemblée générale la grève reconductible, les IUFM les rejoignent, des lycées également. La Guadeloupe,  la Martinique sont en grève générale, en Normandie, à Toulouse des mouvements de lutte s’organisent.

Parce qu’il est urgent de se battre contre les réformes Darcos, parce qu’il est urgent de défendre nos services publics, parce qu’il est urgent d’obtenir une augmentation générale des salaires…nous appelons l’ensemble des enseignants de notre académie à rejoindre le mouvement de grève en cours dans les universités et à se joindre aux AG et aux manifestations du 10 février.

Un préavis de grève national de la CGT Educ’action couvre tous les personnels du premier et second degré.

Toutes et tous ensemble exigeons :

  • L’augmentation immédiate des salaires
  • L’arrêt des licenciements
  • L’abrogation des décrets Darcos dans le premier degré
  • Le maintien des BEP
  • L’abandon de la généralisation des bac pro 3 ans
  • L’abandon définitif de la réforme du lycée
  • Manifestation à Paris le 10 février à 14h

    Place de la Sorbonne vers l’Assemblée nationale

    La restitution des postes supprimés
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