APPEL SDEN CGT 92 FSU 92 ET FCPE 92 POUR LE 19/10
L'Ecole au pain sec :
Bilan de la rentrée scolaire 2008/2009
11 200 suppressions de postes en 2008
13 500 suppressions de postes programmées pour 2009
40 000 suppressions pour les 3 années à venir
qui vont se rajouter aux 21 300 effectuées entre 2003 et 2007.
Nous ne sommes plus dans « l’épaisseur du trait » comme le dit Xavier Darcos.
En clair, les 2.100 suppressions de postes constatées en cette rentrée dans
les lycées, collèges et lycées professionnels de la Région parisienne ne sont qu'un début ! Or elles se traduisent déjà par :
• une augmentation des effectifs dans les classes (35 élèves voire plus en lycée, 28 à 30 élèves dans les classes de collèges même en ZEP);
• une limitation des options et des formations;
• la disparition de dédoublements de classe voire d'heures d'enseignements obligatoires.
Pilotées par la chasse aux postes,
• la réforme du lycée en préparation pour la rentrée 2009 est pleine de dangers pour la qualité des formations en lycée, et pour le bac lui-même.
• La généralisation des bac pro 3 ans dans les lycées professionnels appauvrit l’offre de formation en supprimant la filière BEP/Bac Pro 2 ans, c’est une année de moins de formation pour ceux qui en ont le plus besoin.
Dans les écoles : les conditions d'enseignement (effectifs, remplacement…) ne s'améliorent pas. La décision de supprimer deux heures hebdomadaires d'enseignement pour tous les élèves (soit 3 semaines de cours en moins par an), au bénéfice d’un soutien pour quelques enfants annoncé comme LA solution à la difficulté scolaire n'est pas acceptable. Elle risque à terme de stigmatiser ces élèves et d’augmenter le nombre d’enfants en difficulté pour qui ces heures manqueront. De plus qui peut croire que rajouter des heures à la journée de classe d'un enfant va lui être bénéfique ? Pour assurer la réussite des élèves, il faut améliorer les conditions d'enseignement de tous dans le temps scolaire ;
Le budget annoncé prévoit la suppression de 3000 postes d'enseignants spécialisés des
RASED, enseignants formés pour aider les élèves selon leur difficulté propre. Et Monsieur Darcos veut nous faire croire que sa préoccupation première est la difficulté scolaire
La
scolarisation en maternelle, dans les petites sections notamment est remise en cause
Les mesures décidées unilatéralement et sans concertation (heures supplémentaires imposées dans le second degré, heures de soutien dans les écoles) désorganisent les emplois du temps et la vie dans les établissements
Les mesures d'assouplissement de la carte scolaire servent d'alibi à une hausse généralisée des effectifs dans les classes
Des manques préoccupants de personnels de la vie éducative : médecins scolaires, infirmiers, assistants sociaux et conseillers d'orientation-psychologues, d’assistants d’intégration scolaire pour les élèves handicapés
Un recours accru à des personnels précaires à tous les niveaux
Dans les Hauts de Seine comme ailleurs
le service public d'éducation est en danger !
Parce que nous voulons une Ecole Publique de qualité pour tous,
Mobilisons-nous,
Refusons les mesures régressives,
Obtenons des budgets ambitieux
Dimanche 19 Octobre 2008 – Place d'Italie à 12h
Place d’Italie – Angle du boulevard Blanqui