Généralisation Bac Pro 3 ans : la CGT Educ'action s'adresse aux PLP

Publié le par CGT Educ'action 92


Chèr-e collègue,


Cette rentrée 2008 s’est déroulée sous le signe de suppression massive d’emplois. Le ministre tente de

justifier ces suppressions de postes d’enseignants dans une lettre qu’il a adressée à tous les PLP.

Quelle est la réalité ?

Des réformes structurelles, qui visent globalement à réduire l’offre de formation et le nombre de postes,

sont lancées. C’est le cas dans l’enseignement professionnel comme dans le 1

er degré, d’autres sont en

préparation pour le lycée général et technologique.

La généralisation du bac professionnel en 3 ans, imposée dès le départ par Xavier Darcos comme non

négociable, ne favorisera pas, contrairement aux dires du ministre, l’accès pour plus de jeunes au

baccalauréat professionnel.

La généralisation s’accompagne d’orientations plus nombreuses des élèves vers les CAP. Le ministère

annonce 4000 élèves de plus dans ces formations pour cette année. Les Professeurs de Lycée

Professionnel connaissent les difficultés des élèves pour reprendre un cursus bac après un CAP. Très peu

d’entre eux y parviennent. N’y a-t-il pas, dès lors, tromperie lorsqu’on entend que la réforme permettra

un parcours cohérent du CAP au BTS ?

Qu’avons-nous gagné ?

La réforme, qui en fait n’est qu’un habillage pour supprimer des emplois, s’accompagne d’une

intensification de la charge de travail sans contrepartie véritable. Certains syndicats n’hésitent pas à

justifier leur signature de l’accord par des avancées pour les personnels. En fait, on débouche sur deux

décisions du ministre :

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Un alignement des primes de « prof principal », mais celui ci est financé par la disparition des

indemnités pour les milliers de classes supprimées !

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La possibilité pour les PLP d’enseigner en BTS, ce qui était déjà statutairement possible et se

pratique ici ou là, ne touchera que quelques collègues.

On serait tenté de dire « tout ça pour ça » !

Pourquoi la CGT n’a pas signé :

La CGT Educ’action aurait pu s’engager dans une discussion sur une réforme qui tout en permettant à

certains élèves d’accéder au Bac professionnel en 3 ans permettait de préserver les cursus en 4 ans avec

le maintien des BEP. Le diktat du ministère ne l’a pas permis. Ce qui en est ressorti nous a donné raison.

Il n’y avait rien à attendre d’une discussion fermée dès le départ, sinon accepter la disparition d’une

année sur 4 de formation avec, à la clé, au moins 12 000 emplois de supprimés.

 

 

La CGT Educ’action avance des propositions pour qu’un nouvel élan soit donné à l’enseignement

professionnel.

Elle revendique l’amélioration des conditions d’études pour les élèves et de travail pour les enseignants.

C’est pour cette raison qu’elle a refusé de signer le protocole d’accord proposé par Xavier Darcos qui

entérine la généralisation des bacs professionnels en 3 ans et la suppression des BEP. Loin d’améliorer

les situations vécues par les uns et les autres, les orientations prises risquent de fragiliser davantage

l’enseignement professionnel, ses élèves et ses personnels.

Les personnels doivent être entendus :

Ensemble nous ne devons pas accepter une nouvelle dégradation de nos conditions de travail, l’action

syndicale est nécessaire. Faire passer des contenus en 3 ans au lieu de 4, dans des classes plus chargées

en bac professionnel et en CAP, nécessite la mise en oeuvre d’outils pédagogiques adaptés. Une raison

de plus pour exiger la réduction du nombre d’heures de cours. Il faut aussi davantage d’heures pour le

travail en groupes, notamment en enseignement général. Il nous faut, par ailleurs, obtenir la limitation et

l’encadrement du Contrôle en Cours de Formation que le ministère entend généraliser.

Bien d’autres revendications touchant à l’emploi, aux salaires, au déroulement

de carrière, à la retraite doivent être mises sur le devant de la scène.

Nous avons fait le choix de les porter ensemble et d’être efficaces avec vous.

La CGT Educ’action.

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