grève générale le 23, le 24 mars?

Publié le par cgt Educ'action92




PARIS (Reuters) - Bernard Thibault brandit la menace d'une grève générale en France si le gouvernement ne retire pas le contrat première embauche (CPE), comme le réclament syndicats et étudiants.

"S'il nous y contraint, il faudra discuter d'une journée passant par des arrêts de travail sur l'ensemble du pays. Cela fait partie des hypothèses", a déclaré sur France 3 le secrétaire général de la CGT, à la veille d'une nouvelle journée nationale de mobilisation contre le CPE.

Bernard Thibault a soutenu cette perspective "si le gouvernement confirme sa position, alors qu'il y a ce mécontentement et cette majorité qui demande un retrait".

Une première rencontre intersyndicale est prévue samedi à l'issue de la mobilisation "pour évaluer la journée, pour interpeller officiellement le gouvernement, commencer à avoir un échange sur les suites, si suite il y a besoin", a-t-il dit.

Le responsable de la CGT a prédit pour samedi une "journée énorme" de mobilisation. Il a estimé qu'elle dépasserait celle du 7 mars qui avait rassemblé un million de manifestants contre le CPE selon les syndicats, près de 400.000 selon la police.

"Nous serons beaucoup plus nombreux que le 7 mars. A chaque fois nous franchissons une étape dans la mobilisation, a-t-il dit. Il faut que demain le gouvernement prenne le temps d'évaluer ce que sera la mobilisation".

"Demain je pense que nous serons à un nouveau pallier", a-t-il renchéri, avant de lancer un appel à manifester "à tous les indécis". "Plus nous serons nombreux, plus nous réunirons de chances que le Premier ministre se rende à l'évidence que sa mesure ne passera pas", a dit le syndicaliste.

"Il y aura des jeunes, des moins jeunes, des salariés du privé, du public. Il y aura même des retraités. Il y aura toutes les générations pour dire au gouvernement: retirez votre mesure!", a-t-il ajouté.

Le gouvernement doit "prendre le temps d'examiner cela avant de s'exprimer à nouveau !", a ajouté Bernard Thibault tout en disant "optimiste" quant à la suite des événements: "J'espère que le gouvernement va finir par prendre conscience de la situation dans laquelle il s'est placé."

Il a de nouveau dénoncé le CPE, estimant qu'il remettait en cause le droit social des salariés.

Bernard Thibault a réaffirmé son refus de discuter avec le gouvernement avant un retrait de l'actuel dispositif: "Le tout est de savoir de quoi on accepte de discuter avec nous. Si c'est pour mettre en oeuvre une mauvaise mesure, c'est non !"

"Il faut discuter de la manière d'éliminer cette mesure du paysage, tout simplement. Cela peut se faire rapidement.

"Nous ne pouvons pas laisser s'installer en France le droit de licenciement sans motif. Cela n'existe dans aucun pays européen. Tous les syndicats d'Europe sont très attentifs à ce qui se passe en France", a-t-il ajouté.
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