Jeudi 16… samedi 18… en avant mars !

Publié le par cgt Educ'action92


Le Premier ministre n’a rien entendu : il faut élargir les mobilisations et réussir de puissantes manifestations les 16 et 18 mars.
La puissance de la mobilisation, sa montée croissante, les convergences réalisées entre jeunes et salariés ont contraint le Premier ministre à s’exprimer sur TF1 le 12 mars.
Pour la CGT, le retrait du CPE n’est pas négociable.
Le gouvernement doit annoncer ce retrait sans délai, faute de créer de nouvelles et importantes mobilisations dans tout le pays.


 La puissance de la mobilisation, sa montée croissante, les convergences réalisées entre jeunes et salariés, ont contraint le Premier ministre à s'exprimer sur TF1 le 12 mars.
Ce qu'exigent étudiants, lycéens, salariés, tous syndicats unis, et une grande majorité de la population, c'est l'abandon pur et simple d'une mesure qui institue la possibilité pour les employeurs de licencier les salariés sans avoir à en préciser le motif.
Le Premier ministre ne répond pas à ces exigences. Il tente seulement de les contourner en annonçant de pseudo garanties qui visent plus à accompagner le chômage qu'à stabiliser l'emploi.
Dans la continuité de sa méthode à la hussarde, le Premier ministre a affirmé le 12 mars que le "dispositif sera appliqué". Il dit vouloir engager des négociations mais seulement pour accompagner son CPE.
Il dit souhaiter dialoguer sur la précarité du travail dans le même temps où il institue unilatéralement une mesure d'extension de la précarité. Il prétend être à l'écoute mais envoie les forces de police contre les jeunes.
 

Pour la Cgt, le retrait du CPE n'est pas négociable.
Le gouvernement doit annoncer celui-ci sans délai faute de créer de nouvelles et importantes mobilisations dans tout le pays.
La Cgt met tout en oeuvre pour réussir les manifestations décidées pour cette semaine : le 16 mars à l'initiative des étudiants et lycéens et le 18 mars avec l'ensemble des organisations syndicales, étudiantes, lycéennes et de salariés.
Tous ensemble, jeunes et familles, salariés, retraités et chômeurs, nous obtiendrons le retrait du CPE, du CNE et plus généralement une grande négociation sociale pour faire reculer la précarité du travail et obtenir une sécurité sociale professionnelle.
(Déclaration confédérale du 13 mars 2006)

 Comme tous les salariés, les personnels de l’Education sont concernés par ces enjeux.
Nous le sommes, car le CPE renvoie plus largement aux questions d’emploi, de qualification et de formation.
Nous le sommes compte tenu de nos responsabilités avec les jeunes.

Nous avons un rôle important à jouer pour permettre le succès de cette mobilisation avec les personnels et auprès des jeunes, étudiants, lycéens, apprentis dans les CFA…
Ensemble, il est possible de faire reculer le gouvernement.


Une véritable insertion professionnelle des jeunes implique une autre politique de l’emploi, une autre politique de l’éducation et de la formation.

- Mener la bataille pour l’emploi

- Contre la «  génération précarité », 15 000 collègues licenciés depuis septembre 2005,
une précardesisation accrue surtout des jeunes sous forme de vacations, emplois de vie scolaire, contrats aidés et, au bout du compte, personnels précaires sans droits, sans formation, sans perspectives de carrière.

- Contre la baisse généralisée des recrutements, moins 5 500 places aux concours externes (1 500 dans le 1er degré, 4 000 dans le 2nd), moins 800 aux concours internes, qui hypothèque encore plus l’avenir des étudiants et des personnels précaires.

- Contre une carte scolaire catastrophique, suppression de 2 083 emplois statutaires et de 2 600 supports contractuels dans le 2nd degré, et pour 34 000 élèves de plus dans le 1er degré, seulement 694 créations.
En 4 ans, près de 80 000 emplois d’encadrement éducatif liquidés !



-Mener la bataille pour l’Education
. Promouvoir l’école maternelle, la scolarisation des 2 ans, maintenir et développer les dispositifs de l’enseignement adapté, la réduction des effectifs classes.
. Créer les conditions d’une scolarité commune au collège, d’une  orientation valorisante vers plus de choix de formation et de qualification.

. Reconnaître l’égalité des voies de formation technologiques, professionnelles et générales.
. Mettre en place une véritable politique de remédiation de la difficulté scolaire, du dispositif ZEP…

La CGT Educ’action dépose un préavis de grève quotidien depuis début février.

    
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Publié dans cgteducaction92

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