SOLDARITE RESF URGENT
Pétition à signer en ligne ci-dessous, ainsi que pétition papier à imprimer si besoin.
Voir aussi la "Campagne de dons RESF 13" pour apporter votre soutien.
Voir aussi le Manifeste : "Nous aussi , nous y étions !
Nous refusons la criminalisation de l’action militante !"
Le 20 avril 2007, Florimond Guimard, professeur des écoles à Marseille, militant syndical et associatif, était convoqué devant le Tribunal Correctionnel d’Aix en Provence, poursuivi pour « violence en réunion avec arme par destination ». Ce jour-là, en écho aux déjà 15 000 signataires de cette pétition de soutien, 2000 personnes manifestaient dans les rues d’Aix pour dénoncer une forme de criminalisation de l’action militante. Le procès a finalement été reporté au 22 octobre 2007 à la demande des parties civiles (policiers).
Les faits : le 11 novembre 2006, au cours d’une manifestation à l’aéroport de Marignane rassemblant près de 200 personnes contre l’expulsion d’un père de famille de deux enfants scolarisés à Marseille, Florimond Guimard n’a fait que suivre à distance avec sa voiture le véhicule de police qui emmenait un père de famille à expulser. Aucun blessé n’a été déploré ce jour, si ce n’est un jour d’ITT concernant un policier dont le pouce aurait heurté une barrière et quelques éraflures côté manifestants. Le parent d’élève a été libéré le soir même.
Voilà ce que sont les « violences en réunion et avec arme » (la voiture !) dans ce dossier, faits passibles de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
Florimond Guimard n’est pas un délinquant adepte des violences. C’est un militant syndical, particulièrement investi dans le RESF13, et un pédagogue dont le travail est reconnu.
Nous serons présents le
LUNDI 22 OCTOBRE 2007
au Tribunal d’Aix en Provence et appelons tous les citoyens indignés par cette criminalisation de l’action militante à nous y rejoindre.
Organisations à l’initiative de cet appel :
Aix Solidarité, Alternative Libertaire, Article 13, Asti Aix, ATTAC Marseille, ATMF Aix, Ballon Rouge, Cimade Paca, CNT, CTDR, FCPE 13, Femmes en Noir, FSU 13, FSU Paca, LCR 13, LDH 13, LO 13, Mille Babords, MRAP 13, PCF 13, RESF13, Résister, SDU-FSU 13, SGEN-CFDT 13, SNEP Aix- Marseille, SNES 13, SNUipp 13, Solidaires 13, SUD Santé Sociaux 13, SUD-STSF, SUD Education 13, UCIJ 13, UDAS, UD CFDT, UD CGT, UJFP 13, UNEF Aix-Marseille, UNSA 13, Unis avec Bové 13, VERTS 13
Premiers signataires :
M. ANGOT (Secrétaire général du SNUClias/FSU), M. AOUNIT (Pdt MRAP), G. ASCHIERI (Secrétaire général FSU), JL BENHAMIAS (député européen), O. BESANCENOT (candidat à l’élection présidentielle LCR), M. BILLARD (députée), B. BOISSEAU (Co-secrétaire général SNES/FSU), J. BOVE (candidat à l’élection présidentielle), R. BRET (Sénateur), MG. BUFFET (Secrétaire nationale du PCF, candidate à l’élection présidentielle), E. CASELLI (Secrétaire général PS 13), M. CHESSA (Secrétaire générale UD CGT 13), Y. COCHET (député), A. COUPE (porte-parole SOLIDAIRES), D. DAENINCKS (écrivain), JP DUBOIS (Pdt LDH), C. DUFLOT (Secrétaire nationale des Verts), F. DUTOIT (maire des 15/16è arrdts de Marseille), H. FLAUTRE (députée européenne), J. GAILLOT (Evêque de Partenia), L. GIOVANNONNI (Secrétaire général Cimade), F. HAMANA (Pdt FCPE), J. HARRIBEY / A. TROUVE (Coprésident-e-s d’Attac France), C. HENON (co-secrétaire générale SUD Éducation), G. HOVSEPIAN (maire des 13/14è arrdts de Marseille), A. KRIVINE (Porte parole LCR), J. LAFONTAN (Secrétaire général SNEP/FSU), A. LAGUILLER (LO, candidate à l’élection présidentielle), J. LANG (député), N. MAMERE (député), P. MENUCCI (Pdt groupe PS PACA), G. MOINDROT (Porte parole SNUipp/FSU), R. MOYON (Porte parole RESF), C. ROIRON (secrétaire nationale PS), E. SIRE-MARIN (Magistrat, Co-présidente de la Fondation Copernic), L. THURAM (Footballeur), M. VAXES (député), JL. VILLENEUVE (Secrétaire Général SGEN-CFDT), C. VILLIERS (Porte parole J. Bové), D. VOYNET (Sénatrice et candidate à l’élection présidentielle Les Verts), F. WURTZ (député européen)…
Pétition de soutien version papier
Comment signer en 3 étapes :
1. [Maintenant!] Remplissez le formulaire ci-dessous et cliquez sur «Valider». Aussitôt, le site va automatiquement vous envoyer un email (courriel) pour s'assurer de votre existence et que ce n'est pas une plaisanterie douteuse mais que vous avez bien l'intention de signer
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N'attendez pas ! Faites le dès réception du message. Merci!
- Oui, vous pouvez confirmer plusieurs jours après, mais pourquoi attendre et risque d'oublier ?! -
La signature apparaîtra une heure plus tard environ dans la liste des signataires.
En cas de problème, répondez au message, sans rien effacer, et en expliquant au mieux ce qui se passe... Un humain(!) vous répondra.
Confirmation directe pour les signataires habituels de pétitions sur le site RESF :
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NB: il n'y aura ni mail de confirmation ni mail de remerciement
Quelques pétitions ...parmi d'autres
STRASBOURG URGENT : NON A LA READMISSION VERS LA FINLANDE DE M. BABAEV
URGENCE !!! ANGERS et NATIONAL - SOUTENEZ les POPOV - Exigez leur RÉGULARISATION
Laissez Yixin grandir ici
Pétition pour Romain et sa famille (École maternelle Saussure Paris 17°)
INTERPELLATION DU PREFET DE LA LOIRE
Soutien à la famille DEMIRI, en rétention au centre du Canet, Marseille
Paris 19° : MADAME REN DOIT ETRE LIBEREE
17.09 Elle est libre !!!
Pétition pour M. Dester Astrom, libéré de rétention le 17.09
Paris 15° Pétition pour la famille MANZAMBE – PANZO SAKAIA
NON A L’EXPULSION D’UN PERE D'ELEVE DU COLLEGE MICHELET DE ST-OUEN
| 5662 | signatures en ligne |
| 7831 | signatures sur papier |
| 13493 | signatures au total |
Le collectif suit ses démarches depuis quelques mois.
Hamza est depuis 4 ans en France chez sa tante qui l'élève et qui lui permet ainsi de poursuivre sa scolarité. Sa soeur dans le même cas, n'est quant à elle pas inquiétée pour le moment.
Nous avons ici une illustration de la pression mise sur les préfets par Hortefeux pour répondre aux exigences de quotas.
Hamza 10 ème jour de rétention
Monsieur Nury directeur de cabinet de Monsieur le Préfet, a reçu une délégation et nous a transmis la position de M. le Préfet.
Celui ci, après étude du dossier, pense que les preuves d'intégration ne sont pas là : Hamza n'a pas réussi son BEP et a eu des absences, de plus il a encore des attaches au Maroc, ses parents.
Pour le dossier scolaire, nous avons dit que nous trouvions choquant qu'un jeune, parce qu'il est étranger, n'aie pas le droit d'échouer à ses examens surtout dans les conditions qui étaient celles d'Hamza l'an passé : sous OQTF, il pouvait être arrêté et placé en rétention à tout moment. Ce qui explique aussi ses absences à une certaine période : il avait peur, d'autant plus qu'il avait gardé secrète sa situation.
Nous avons dit à nouveau que ses attaches étaient à Nevers plus qu'au Maroc : pourquoi séparer un frère de sa soeur, de la famille chargée de son éducation, de ses amis.
Nous avons demandé qu'une délégation, avec la famille, soit reçue par M. le Préfet.
M. Nury a dit aussi que le Juge des Libertés se prononcerait à nouveau le 29 septembre sur demande de M. le Préfet.
Ce refus d'annuler l'Obligation de Quitter le Territoire Français a suscité l'émotion.plusieurs centaines de citoyens se mobilisent tous les soirs à Nevers depuis + d'une semaine.
Il est important de rester mobilisés : que tous ceux qui le peuvent et plus encore soient présents tous les jours à 18h devant la préfecture avec des affiches, des tracts...
- Reportage de France 3 Bourgogne de ce soir sur : http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b21a_1920&video_number=0
- Au jour le jour sur http://cnceeas.hautetfort.com/
- pour signer en ligne la pétition pour Hamza : http://www.educationsansfrontieres.org/?article8185
- Vos messages à M. le Préfet ici (merci de nous envoyer une copie de votre message et en nous signalant si vous autorisez la diffusion de votre lettre).
email adressé aux 2.000 signataires ("en ligne") de la pétition
"SOUTENEZ les POPOV - Exigez leur RÉGULARISATION"
http://www.educationsansfrontieres.org/?article8201
Vous tous, qui n'oubliez pas la famille POPOV, vous pouvez nous aider, et relayer largement ce manifeste (voir plus bas) aux élus de votre région.
Merci de votre aide !
Par ailleurs, face au mutisme des autorités, et au mépris qui nous est opposé, nous lançons l'idée d'une
Grande manifestation régionale à Angers, le samedi 29 Septembre à 14h30.
Vous y êtes tous cordialement invités et nous espérons vous y voir nombreux.
Nous vous préciserons ultérieurement les modalités de cette manifestation, mais vous demandons d'ores et déjà de prévoir votre venue et d'y convier le plus de monde !
La défense de valeurs fondamentales de notre Pays, et très pragmatiquement, celle de la famille POPOV, et à travers eux des trop nombreux cas similaires, à fortiori ceux dont nous n'avons pu empêcher l'expulsion, l'impose.
Ne les oubliez pas !
Pour RESF49
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INVITATION A SOUTENIR LE MANIFESTE
Mesdames, Messieurs les élus
Parfois au bon soin de vos collaboratrices et collaborateurs que nous remercions de bien vouloir veiller à ce que cette version du MANIFESTE soit bien connue de tous vos collègues élu(e)s
Vous n'êtes en rien ignorant de la situation que vivent les époux Popov et leur famille.
Nous avions, après que la famille ait été contrainte à la clandestinité par les récents rebondissements (appel de la décision de remise en liberté par le Préfet qui pourtant s'était engagé à suivre la décision du Juge) demandé audience en Préfecture d'Angers à Mme Debatte, nouvelle Directrice de Cabinet du Préfet de Maine et Loire.
Nous y avons trouvé porte close ! Il semble que M. le Préfet lui-même ait mis son véto à cette rencontre, montrant là une drôle de conception de la démocratie.
Une pétition citoyenne circule, qui a déjà recueillie en quelques jours plus de 2500 signatures.
Vous avez été de nombreux élus, dans les jours et semaines précédentes, en Anjou, dans les Pays de Loire, mais aussi les Ardennes où la famille est honorablement connue, autour de Rouen où les enfants ont été détenus dans des conditions déplorables, mais aussi de France entière à manifester votre réprobation sur les méthodes employées et à exhorter le Préfet de Maine et Loire à accorder le droit au séjour à cette famille.
Pas plus que nous, il n'a jusqu'alors daigné vous écouter.
C'est pourquoi, nous souhaitons pouvoir démontrer la très forte adhésion des citoyens "lambda" mais aussi des élus de la Républiques, parlementaires, conseillers Régionaux, Généraux, Maires, Adjoints, Conseillers municipaux .
Nous vous soumettons le texte joint (voir plus bas), et espérons que vous aurez à cour, au besoin en y portant de légères modifications si quelque partie du texte ne devait pas vous convenir, de vous y associer afin de donner du poids et de légitimer notre action.
Nous vous en remercions, et savons pouvoir compter sur votre aide et soutien.
(Dans le cas où vous ne pourriez, ou ne voudriez pas vous associer à cette démarche, merci de nous en expliquer les raisons. Elles valent toujours mieux qu'un silence indifférent)
Merci de retourner vos manifestes, idéalement signés à plusieurs (simplification de gestion pour nous !) scannés à RESF49@gmail.com ou par fax au 08 26 33 63 34
Nous comptons sur votre diligence pour que cette action puisse compter et appeler au réveil des consciences.
Pour RESF49 et la famille Popov
RESF49@gmail.com - Fax 08 26 33 63 34
Tel 06 81 54 96 34 K. Beudin / 06 63 49 49 29 F. Gardien / 06 32 439 618 F. Malleret, Angers / 06 62 41 18 26 D. Trenit (marraine des enfants)
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Manifeste d'élus pour la reconnaissance du
Droit au Séjour de la famille Kazakhe Popov
Nous, femmes et hommes élu(e)s de la République, soucieux des responsabilités qui sont les nôtres au regard des mandats résultant du suffrage universel dont nous nous prévalons, mais aussi au regard de l'Histoire de notre Pays, avons été interpellés notamment par la CIMADE et RESF (Réseau Education Sans Frontières) sur la dramatique situation faite à Yekaterina et Vladimir Popov, et leurs deux enfants, Véronique (3 ans et demi) et Geoffrey (6 mois), tous les deux nés en France.
Leur histoire est annexée au verso de ce manifeste. Cette situation n'est pas acceptable.
Celle-ci est, hélas, le reflet actuel de la politique de notre pays. Elle illustre cruellement un durcissement sans précédent des conditions de l'asile et de l'accueil des populations migrantes.
Si notre but n'est pas, ici, de redéfinir la politique globale de notre pays, les conséquences de l'inflation des lois et règlements chaque fois plus pernicieux et draconiens, doublée de la volonté de « faire du chiffre » alors même que chaque cas est d'abord une histoire humaine, faite de femmes, d'hommes et d'enfants, ne peut que pousser aux comportements administratifs déviants que l'on constate.
Pour s'en convaincre, rappelons-nous l'épreuve vécue par la famille Popov : les parents, trop conscients de leur funeste sort s'ils sont expulsés, ont proposé de laisser leurs enfants en France, c'est dire ! . ni entendus, ni écoutés, les forces de l'ordre les emmèneront tous les quatre !
Nous, élu(e)s du peuple de France, par delà nos sensibilités politiques, nous en appelons à un sursaut. Nous exhortons notre gouvernement et son administration à analyser avec objectivité chaque situation, à privilégier l'écoute et à montrer le plus grand soin dans le traitement de ces cas humains. Nous ne pouvons ni cautionner ni admettre que des drames se jouent et se banalisent, tel Yvan, cet enfant qui est tombé de son appartement pour avoir voulu suivre son père qui fuyait ceux qui venaient l'arrêter, telle la famille Popov qui craint pour leur vie s'ils sont rejetés de France, mais à qui on fait subir de véritables tortures psychologiques indignes des valeurs de notre République.
La France s'est construite autour des idéaux de Liberté, Egalité et Fraternité. Ceux-ci ne seraient rien sans Humanité et sont les fondements même des Droits de l'Homme.
C'est pour cela que, en notre qualité et de toutes sensibilités, nous signons ce manifeste et appelons à plus d'humanité et de discernement, à moins d'acharnement, à l'analyse objective de chaque situation et à plus de Justice.
Nous restons solidaires de cette famille, et de ceux qui l'entourent, comme des autres cas similaires.
Nous soutenons ces démarches citoyennes, et continuerons en notre âme et conscience à pratiquer cette vieille tradition Républicaine que sont les parrainages Républicains.
Nous demandons le droit au séjour pour la famille Popov.
Sept. 2007
Nom Prénom Qualité d'élu Ville ou Institution Signature
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Les enfants Popov parrainés - JT FR3 Angers 12/09/0
Vidéo envoyée par laissezlesgrandirici
Histoire de la famille POPOV
La famille Popov a fui le Kazakhstan victime de persécutions dans son pays (considérés comme des "colonisateurs", les Russes ne sont plus supportés par les Kazakhes, qui les chassent par tous les moyens y compris la violence extrême). Contrairement à d'autres familles dans le même cas, et sans raison objective, leur demande d'asile a échoué. Le beau père de Yekaterina, renvoyé de France au Kazakhstan, y sera pourtant assassiné en mai 2005.
En novembre 2006, ils se sont rendus volontairement dans les locaux de la police des frontières des Ardennes... où ils pensaient être convoqués pour obtenir enfin une carte de séjour ! Ils y ont été arrêtés et placés en Centre de Rétention Administrative. La petite Véronique, deux ans et demi, a été mise en sécurité. Elle a ainsi échappé à la police qui venait l'arrêter à l'école maternelle, pour la conduire en rétention.
Ils ont été libérés sur intervention du ministère de l'Intérieur avant d'être arrêtés une seconde fois et libérés à nouveau suite à une importante mobilisation à Charleville.
Vladimir et Yekaterina font tout pour s'insérer; Ils sont respectueux des lois, apprennent le français qu'ils parlent bien, ont des promesses d'embauches à faire valoir . mais la machine a décidé qu'ils étaient indésirables car ''sans papiers''.
Qu'importe que la maman de Yekaterina soit maintenant en situation régulière, mère d'un enfant français, que les Popov puissent vivre en paix, du fruit de leur travail en participant à la richesse collective, auprès des grands-parents des enfants, tout ceci est nié et ignoré par les autorités.
Après avoir rejoint leur famille en Anjou, les Popov reprennent volontairement les démarches leur permettant de régulariser leur situation . Mais rien n'y fait, aucun argument n'est dûment analysé, et les arrêtés de reconduite à la frontière sont mis à exécution.
Yekaterina et Vladimir Popov ont été arrêtés une nouvelle fois lundi 27 août, à 7 heures du matin.
Bien que les parents aient souhaités confier les enfants à Galina, leur grand-mère, ils seront quand même emmenés. Rien ne permettra de sortir les petits du Centre de Rétention d'Oissel où ils passeront deux trop longues semaines, vivant et subissant la peur qui habite leurs parents, mais aussi confrontés à des conditions d'accueil indignes de notre Pays : ni couches correspondant à la taille du bébé, ni lait maternisé en quantité suffisante.
Par deux fois, on tentera de les expulser, et les tentatives échoueront tant et si bien qu'un Juge des Libertés et de la Détention leur signifiera la fin de la rétention.
M. le Préfet de Maine et Loire, en réponse à nos requêtes, avait dit publiquement qu'il respecterait la décision du juge. Il n'en a rien été, et une procédure d'appel a été déposée qui a infirmé le jugement du JLD, sur la base d'un procès-verbal de refus d'embarquement sorti bien opportunément à postériori ! Pourtant, si effectivement les Popov avaient refusé d'embarquer, ils auraient dû être convoqués devant le tribunal correctionnel dès leur descente de l'avion ! Il n'en a rien été.
Ne voulant pas revivre ces dramatiques instants, les Popov ont choisi la clandestinité.
Appel de Yekaterina :
"La France nous oblige à partir vers la mort, c'est sûr à cent pour cent. "
"Encore plus depuis que la préfecture des Ardennes a fait faire une enquête
auprès de la police du Kazakhstan, le KNB, ancien KGB. "
"Tout le monde peut comprendre qu'il est impossible pour nous de rentrer sans danger au Kazakhstan, où les russes qui restent sont déjà très brimés. "
"Véronique et Geoffrey, nos deux enfants aussi trouveront la mort là-bas, et quelle mort ! Quand les gendarmes sont venus nous chercher, j'ai voulu laisser mes enfants à ma mère ; ils m'ont dit non, les enfants viennent avec vous. "
"Si on nous embarquait de force, qu'on ait au moins pitié de nos enfants, qu'ils soient confiés à ma mère."