Actualité/mobilisation

Mardi 10 novembre 2009

Les années passent , des murs sont tombés, les catalogues de jouets se ressemblent tous, le mur entre rose et bleu enferme filles et garçons dans des jeux, dans des rôles qu'ils /elles risquent de jouer toute leur vie.

Quelque soit le magasin de jouets (ou presque) le parcours fléché imposé est identique.
Du côté rose-filles les jouets proposés se résument facilement par « Sois belle et fais le ménage ! ». On leur offre de préférence les jouets qui évoquent la maternité et les tâches ménagères (des objets signés notamment par des marques d’électroménager). On les incite aussi à se soumettre au diktat de la beauté, de la maigreur et de la mode : maquillage, tête à coiffer, bijoux et autres accessoires.
De l'autre côté du mur, l’univers bleu-garçons est marqué par des thématiques extérieures au foyer, l’aventure, la vitesse, le bricolage, les sciences… Et à travers les jouets des garçons, c’est la compétition, la guerre, la légitimation de la violence physique qu’on leur transmet.
Il sera facile par la suite de qualifier d’innées ou de naturelles les « caractéristiques » féminines et masculines ainsi inculquées!
La conception des catalogues de jouets et des rayons “enfant” des supermarchés reflète une division archaïque des rôles sociaux qui semble ne pas choquer grand monde
Pourtant VOUS pouvez agir !
Pour la campagne 2009 contre les jouets sexistes, Mix-cité propose signaler au Service Promotion de l’Egalité de la HALDE (Haute autorité lutte contre les discriminations et pour l'égalité) les magasins qui pratiquent un affichage sexué (et sexiste)
Pour les adultes, l’affichage sexué des offres d’emploi est interdit et reconnu par le code du travail comme une pratique discriminatoire passible de poursuites
Plus la Halde recevra de courriers , plus les magasins seront incités à modifier leurs gondoles.
Vous trouverez ci joint le mode d'emploi de la démarche et la lettre type à compléter

Cette année pas de cadeaux pour le sexisme!

Mercredi 4 novembre 2009
De jour en jour, les personnels et les élèves subissent la politique gouvernementale de casse des services publics dont une des finalités est la remise en cause des principes fondateurs d’une école républicaine, laïque, gratuite, ouverte à toutes et tous. Les personnels n’acceptent pas les conditions dans lesquelles se prépare la rentrée 2010.

Depuis 2007, au nom du dogme de la réduction des déficits publics, le gouvernement a détruit dans l'enseignement scolaire :

?

 

Ÿ 11 200 emplois en 2008 !

Ÿ 13 5OO emplois en 2009 !

Ÿ 16 000 emplois pour la rentrée 2010 !

 

Nous refusons ces suppressions d’emplois et revendiquons la titularisation des personnels précaires,  sans condition de concours  ni de nationalité !

 

Ces suppressions s’accompagnent de multiples annonces de transformations radicales du système éducatif, dans le droit fil de la stratégie de Lisbonne qui a inspiré la loi Fillon de 2005.

 


Ÿ Généralisation du bac pro 3 ans

Nous demandons au ministre le retrait de cette réforme qui a provoqué, dès la rentrée 2009, une dégradation des conditions d’accueil et de travail des élèves et des personnels. La mise en place de l'épreuve orale de contrôle du bac professionnel 2009 s'est déroulée dans la plus grande confusion et a contribué à diminuer la valeur du diplôme délivré. Il en sera de même du BEP ou du CAP. A nous de nous mobiliser à la hauteur
de ces enjeux !

 

Ÿ Réformes dans le 1er degré

Que ce soit la suppression du samedi, inefficace et contreproductive, les programmes scolaires rétrogrades dénoncés par tous, les attaques contre le droit de grève avec le service minimum d'accueil tout cela concourt à affaiblir le rôle et le fonctionnement de l’école.

 

Ÿ Réforme du lycée général et technologique

Les mesures annoncées ne répondent pas à la principale revendication des personnels et des jeunes qui est l'amélioration des conditions de travail et d’étude pour assurer la réussite de tous. De trop nombreuses zones d’ombre subsistent. Elles cachent de réelles menaces, notamment sur la voie technologique. La plupart des mesures proposées vont se heurter à la question du manque de moyens.


Ÿ Disparition annoncée des IUFM

La formation initiale des enseignants qui se réduit à une forme de compagnonnage rendra très difficile l'entrée dans le métier des jeunes collègues et ne leur permettra pas de remplir correctement leurs missions.

La CGT Educ’action revendique une formation programmée progressive et cohérente aux métiers de l’Éducation dans le cadre de l’IUFM où interviennent des enseignants chercheurs, des équipes de formateurs qualifiés du 1er et du 2nd degré favorisant un aller-retour entre expériences de terrain et apports disciplinaires et pédagogiques de haut niveau.

 

Ÿ Masterisation et baisse significative des postes aux concours de recrutement

Reculer le concours après un diplôme à bac + 5, c’est instituer une sélection sociale insupportable pour les étudiants les plus modestes et éliminer la plupart des non-titulaires en poste, recrutés souvent avec une licence.

Cette hausse du niveau de recrutement n'est pas accompagnée d'une revalorisation salariale à la hauteur.

La CGT Educ’action revendique un concours national après la licence et une formation de deux ans comme fonctionnaire stagiaire débouchant sur un master.

 


è Ces « réformes » sont induites par la politique gouvernementale de l’emploi à l’Éducation nationale comme dans toute la fonction publique, elles se concrétisent notamment par le non-remplacement d’un départ en retraite sur deux.

 

è Elles ont pour finalité le redéploiement des moyens.

Heures supplémentaires et primes en échange de l’acceptation des suppressions d'emplois : ce « donnant-donnant » voulu par le ministre est inacceptable ! C’est un leurre qui ne répond
 pas à l'exigence de revalorisation salariale immédiate des personnels : pour la CGT Educ’action, il faut une nouvelle grille des traitements débutant à 2 600 € (soit 2 fois le SMIC) et une augmentation de 70 points d’indice pour tous les personnels (soit plus de 300 € pour tous).

 

Face à cette casse des services publics et de la fonction publique (loi de mobilité, loi Hôpital-Patient-Santé-Territoire, généralisation de la contractualisation dans la fonction publique territoriale, privatisation de la Poste…), la CGT Educ'action appelle les personnels à se mobiliser et à faire de la grève du 24 novembre une première étape dans la lutte, pour une autre politique notamment en matière d'emplois, de salaires et d'éducation.

 

Elle appelle les personnels à se réunir dans l’unité, la plus large possible, dans nos établissements pour discuter dès maintenant des suites rapides et fortes à donner à cette première étape qui doit être d’ampleur.

Mercredi 4 novembre 2009

Déclaration de la CGT et de la FNME-CGT


Quatre mois après la lutte unitaire des électriciens et gaziers mobilisés tout au long du premier semestre, sur les salaires, l’emploi et le service public, en pleine cohérence avec les actions unitaires interprofessionnelles, ce sont plus de 250 salariés dont 240 CGT qui sont ciblés par la répression à EDF – GDF SUEZ, particulièrement en Midi-Pyrénées, Normandie et Ile-de-France.

Blâmes, avertissements se sont multipliés tout comme des traductions en conseil de discipline conduisant à des mises à pied, des déclassements professionnels et des demandes de licenciement.

C’est le cas à Toulouse où 4 militants CGT sont licenciés pour avoir, avec des centaines d’autres salariés, mené une lutte exemplaire et gagnante sur l’emploi, le maintien des sites de proximité et l’arrêt du projet d’externalisation de l’astreinte et du dépannage, cœur de l’activité de service public.

La CGT dénonce les actes d’une direction revancharde qui sanctionne :
- Pour effacer la gestion calamiteuse de la tempête Klaus ;
- Pour effacer une gestion déplorable du conflit social du printemps (ouverture de négociation après plus de trois semaines de conflit) ;
- Pour tenter d’effacer de la mémoire collective que l’on peut, par la lutte, imposer des changements aux orientations des entreprises ;
- Pour effacer les accords et les avancées obtenus par l’action en termes d’emplois ou de maintien de sites.
- Pour tenter d’intimider les salariés et d’affaiblir la CGT.

La CGT et la FNME-CGT condamnent l’intervention gouvernementale de François FILLON, le 17 avril, et de Brice HORTEFEUX, le lendemain, réclamant des sanctions pour les électriciens et gaziers. Ce faisant, le gouvernement cautionne une violence patronale dans les entreprises et les corporations.

La CGT et la FNME-CGT sont pleinement solidaires de tous les salariés sanctionnés et invitent l’ensemble de leurs organisations à apporter un soutien actif et déterminé à ces salariés et militants pris en otage par les directions et à manifester la condamnation de la répression auprès des patrons d’EDF et de GDF SUEZ.

Soutien aux syndicats de Toulouse : marc-courdes@rte-france.com

Condamnation de la répression : pierre.gadonneix@edf.fr, Gerard.mestrallet@gdfsuez.com

Montreuil, le 29 octobre 2009

Jeudi 29 octobre 2009

Quatre syndicalistes licenciés pour l'exemple à EDF et GDF Suez

 

Des salariés toulousains des filiales de distribution des deux groupes, tous militants CGT, ont reçu une lettre de licenciement pour s'être mobilisés au printemps.

 


Quatre agents d'ERDF et de GRDF de la région Midi-Pyrénées, tous militants CGT, ont été licenciés dans le cadre des procédures disciplinaires lancées contre eux (voir l'Humanité du 23 octobre), a annoncé, hier, la CGT énergie. Un cinquième a écopé d'une « rétrogradation avec impact sur la paie ». «Nous avons affaire à une répression sans précédent. Aucun de nos camarades n'a commis de faute. En vérité, la direction n'a pas digéré d'avoir dû renoncer, ce printemps, à son plan d'externalisation de la maintenance et d'avoir été contrainte par la mobilisation des agents à embaucher 140 personnes », a déclaré Marc Courdes, coordinateur régional du syndicat.

Les salariés concernés et la CGT n'entendent pas baisser les bras. « La lutte continue. Et même si cela doit durer des années, nous poursuivrons ce combat jusqu'à ce que justice soit rendue à nos camarades », a poursuivi Marc Courdes. Outre des recours sur le fond devant le tribunal des prud'hommes pour obtenir l'annulation de la procédure disciplinaire et des sanctions, la CGT « n'exclut aucune initiative, telle une occupation de postes de distribution avec des coupures éventuelles chez des utilisateurs industriels ».

Dans l'immédiat, des droits d'alerte devraient être déposés en CHSCT car «l'ensemble des agents sont sous le choc. Tous sont traumatisés par la nouvelle». Le 5 novembre, une délégation devrait se rendre au siège national d'ERDF et de GRDF et manifester devant le palais des congrès où doit se tenir une assemblée générale des actionnaires de GDF. Pour sa part, le directeur régional clients-fournisseurs d'ERDF, Charles Chambard, a précisé à l'AFP que, « chez EDF, il existe des recours internes possibles, même après une lettre de licenciement ». Au total, 18 agents sont sous le coup d'une procédure disciplinaire en Midi-Pyrénées.

 

Pierre-Henri Lab


article de l'humanité
Mercredi 28 octobre 2009

Après plusieurs intersyndicales infructueuses, une nouvelle intersyndicale nationale s’est réunie le 15 octobre 2009. La FERC-CGT y a porté le mandat d’un appel à la grève en novembre, à l’occasion du vote du budget. Seules la FSU et SUD-Education ont fait savoir leur disponibilité pour une grève. Aucun appel unitaire n’est donc sorti de cette intersyndicale.

Dans la foulée, la FSU a annoncée qu’elle appelait à la grève pour le mardi 24 novembre 2009. SUD-Educ’action appelle également à la grève.

La CGT-Educ’action, réunie en conseil national les 14, 15 et 16 octobre 2009, a décidé de proposer à l’intersyndicale que cette journée s’inscrive dans un véritable plan de luttes annoncé et pour la satisfaction d’une plate-forme revendicative très précise.
Par ailleurs, la CGT-Educ’action considère important qu’un appel unitaire à la grève soit lancé. Des discussions sur ces bases sont donc toujours en cours.

Dans la fonction publique la CGT porte l'idée d'une semaine d'action entre le 23 et le 27 novembre dont les modalités sont encore à définir.

Mercredi 28 octobre 2009

Déclaration de la CGT

 

 

Inaugurant les nouveaux locaux du conseil de prud’hommes de Saint Etienne le 19 octobre dernier, Michèle Alliot-Marie a annoncé qu’un décret visant à « donner une plus grande place à l'écrit » dans la procédure prud’homale était soumis au Conseil d’État et que l’Assemblée nationale débattrait avant la fin de l’année d’une « procédure participative » permettant « le développement du règlement amiable des litiges entre salariés et employeurs ». Il s’agirait de « négociations entre les parties, assistées par un avocat [pouvant] déboucher sur des accords, homologués par les juridictions ».

Ces déclarations sont stupéfiantes. En effet, face à l’émotion suscitée par les propos du secrétaire d’État Jean Marie Bockel mettant en cause la conciliation prud’homale et l’oralité de la procédure, la Chancellerie avait publié un démenti le 7 août dernier, affirmant qu’« aucune réforme de la procédure applicable devant le Conseil des prud'hommes n'est en préparation ». Aucune information n’a été donnée au conseil supérieur de la prud’homie réuni le 24 septembre dernier et qui pourtant doit être consulté sur tout projet concernant cette juridiction.

La conciliation prud’homale, procédure gratuite, sans représentation obligatoire, permettant d’informer les parties de leurs droits, d’ordonner le règlement immédiat des créances incontestables ou de prendre des mesures d’instruction préparant l’audience de jugement, est un des fondements de la prud’homie. Il y a urgence à la revaloriser et non à la remplacer par une forme de médiation extrajudiciaire, sans doute payante puisque l’assistance d’avocats y serait obligatoire, et source de délais supplémentaires puisque préalable à la procédure si elle ne débouche pas sur un accord. Les premières victimes en seraient les salariés les plus démunis.

La procédure orale, sans formalisme ni avocat obligatoire, où les parties comparaissent en personne est également essentielle à l’accessibilité et à l’efficacité de la juridiction prud’homale. Y porter atteinte serait un nouveau pas vers l’alignement des prud’hommes sur les tribunaux de droit commun, dissuadant nombre de salariés de faire valoir leurs droits.

Venant après les réformes de la carte judiciaire (suppression de 63 conseils) et de l’indemnisation des activités prud’homales (imposant aux conseillers un temps maximal pour étudier les dossiers ou rédiger une décision), ces projets s’attaquent à l’essence même de la justice du travail.

La CGT mettra tout en œuvre pour y faire échec, dans l’unité avec toutes les organisations et associations soucieuses de la défense des droits des salariés.

 

Montreuil, le 26 octobre 2009

Mercredi 28 octobre 2009

Déclaration de la CGT


Forte du succès de la journée de mobilisation à Paris et dans les entreprises,
la CGT appelle les salariés de l’industrie à se mobiliser plus largement
dans chaque région.

 


 

Bernard Thibault soulignait dans son intervention à la manifestation que « les salariés en luttant pour l’emploi et le développement de l’industrie, mènent une lutte d’intérêt général », estimant qu’il ne peut y avoir une économie durable et efficace sans un socle industriel fort.

 

Avec de nombreuses luttes et initiatives dans les entreprises, les bassins d’emplois, les filières, les salariés et leurs syndicats portent l’exigence qu’il ne peut y avoir de fatalité à la désindustrialisation actuelle qui touche l’ensemble du pays.

 

La responsabilité des dirigeants patronaux, comme du gouvernement, est de plus en plus mise en avant. Profitant d’une situation économique et sociale lourde de conséquences pour les salariés, la plupart des directions d’entreprises accélèrent les mesures de restructuration sous le prétexte de l’impact de la crise.

 

Les salariés ne sont pas dupes. Ils mesurent que cette logique de financiarisation des critères de gestion des entreprises, avec une recherche permanente d’augmentation des profits, pour les actionnaires et les marchés financiers est bien la cause de cette crise. La poursuite de cette politique est sans issue pour une reprise de l’activité économique et sociale dans les territoires et filières industrielles.

 

Il est urgent d’arrêter cette hémorragie de l’emploi, des savoir-faire, des compétences, des capacités de production.

Il est urgent de donner la priorité à une valorisation du travail, à l’emploi qualifié, à l’investissement, à la recherche.

 

Au-delà du discours, il y a besoin d’une rupture avec les politiques menées depuis plusieurs années par une véritable politique industrielle qui donne une ambition forte au développement de l’activité des entreprises dans une cohérence nationale, régionale et européenne.

 

 

Forte du succès de cette mobilisation à Paris, ainsi que dans les entreprises, la CGT entend participer aux Etats généraux de l’industrie que le Président de la République vient de lancer.

 

Ce n’est pas la continuité des choix actuels qui doit l’emporter mais l’écoute de ce que les salariés et leurs syndicats proposent sur le besoin d’une véritable politique industrielle.

 

La CGT porte des perspectives qui sortent de la logique financière, en particulier les questions de salaires, de qualifications reconnues, d’amélioration des conditions de travail, de prise en compte de la pénibilité, pour le départ à la retraite, de l’embauche en CDI et de sécurité professionnelle. L’enjeu est de redonner au travail toute sa place dans l’économie réelle.

C’est également le besoin de droits nouveaux pour les salariés et leurs représentants.

C’est la prise en compte des enjeux environnementaux, pour favoriser les économies d’énergie et une industrie moins carbonée. C’est le besoin d’un pôle public de financement en priorité pour les PME.

C’est relancer fortement le niveau de la recherche, indispensable à la maîtrise et au développement de nouvelles technologies.

 

Dans les semaines qui viennent, la CGT va poursuivre le débat dans les entreprises en proposant des initiatives convergentes au niveau des bassins d’emplois, des départements, des régions et des filières qui composent l’industrie.

 

La puissante journée de mobilisation à Paris a montré une détermination, une confiance dans la capacité des salariés à imposer une autre logique que celle du patronat, du gouvernement. C’est un formidable encouragement à poursuivre les actions revendicatives au niveau des régions avec l’ensemble des branches industrielles.

 

Face au droit sacré de la propriété cher au patronat et au ministre de l’Industrie, la CGT revendique la priorité au droit social, à l’intérêt général pour une industrie créatrice de richesses, d’emplois.

 

Le 22 octobre est un levier pour donner confiance
dans les actions collectives. Ne laissons pas l’avenir
de l’industrie dans les mains du monde des affaires.

Samedi 24 octobre 2009


Samedi 24 octobre 2009

Une quarantaine de salariés de l’entrepôt H&M du Bourget qui assure l’approvisionnement des 300 magasins de l’hexagone sont en grève depuis mercredi soir et bloquent l’entée du site aux camions. Les salariés non grévistes (280 CDI et jusqu’à ces jours-ci 200 intérimaires) entrent sur le site mais ne peuvent rien faire. Les grévistes ont démarré en tablant sur deux choses :
H&M a annoncé que la quinzaine de soldes flottantes auraient lieu du 12 au 25 octobre (et donc perd pas mal d’argent) et les salariés viennent de remporter une victoire juridique sur laquelle ils veulent s’appuyer pour imposer des reculs clairs à la direction de la multinationale.
En effet H&M a décidé de se débarrasser du dépôt du Bourget qui concentre la majorité des syndiqués et des salariés en poste depuis une dizaine d’années alors que le turn-over est la règle dans les magasins du groupe ce qui leur évité la syndicalisation et les mobilisations. Ils ont donc décidé de filialiser l’activité de logistique du dépôt en créant une société Global Bying Company France qui serait rattachée à GBS Belgique. Les locaux continueraient d’appartenir à H&M France, la marchandise appartiendrait à GBS Belgique, seuls les salariés constitueraient l’actif de la SAS GBS France. Autant dire que l’entité pourrait disparaître du jour au lendemain, d’autant plus que GBS Belgique est en train d’ouvrir à la frontière belge un dépôt 3 fois plus grand que celui du Bourget (avec des subventions européennes) alors qu’il y a déjà deux dépôts en Belgique pour 50 magasins.
Autrement dit les salariés du Bourget voient vraiment arriver l’alternative mutation en Belgique ou licenciement au rabais puisque GBC France ne possède aucun actif. Avec en préalable, la perte de tous les avantages qu’ils ont gagné par leurs luttes ces dernières années. Ils veulent donc anticiper en s’appuyant sur un jugement qui condamne H&M à accepter nomination d’un expert repoussant la décision du CE d’aout qui avait validé la constitution de GBC pour le 1er novembre 2009 sans consultation préalable du CHS-CT.

Les salariés comptent donc sur 1mois et demi de délai et veulent le mettre à profit pour obtenir que H&M renonce à son projet. Ils font appel au soutien des organisations politiques et syndicales pour leur apporter leur appui aujourd’hui et pas lorsque tout sera joué et qu’il s’agira uniquement de négocier les départs, sachant que pour la plupart des préparateurs de commandes le reclassement sera extrêmement compliqué. L’objectif est d’empêcher H&M de se débarrasser de ses salariés.
Ils ont été mercredi dernier à l’assemblée nationale et ont reçu le soutien du député PS du coin.
Mercredi matin a eu lieu le procès en référé demandant la levée du blocage par les voitures avec assignation d’une vingtaine de grévistes.
Le juge emmerdé a fait la morale en expliquant aux grévistes qu’il y avait des règles juridiques encadrant le droit de grève et interdisant le blocage que c’est dommage de se mettre dans leur tort etc... Finalement le jugement sera rendu vendredi 23 octobre, ce qui a fortement déplu à la direction car dans l’entrepôt il y a pour beaucoup de marchandises qui devait être mise en vente pour la quinzaine de soldes flottantes du 12 au 24 octobre.
En rentrant sur le Bourget, les grévistes ont fait connaître les conditions de la création de la nouvelle entité juridique GBC France : ils deviendront au 1er novembre les salariés d’une société dont le capital s’élève à 1000 euros et les "actifs" à 49 000 euros ! Autant dire que fin novembre il est exclu pour cette société de verser le salaire des 280 salariés, pourtant fort mal payés ! Cela a provoqué une prise de conscience de l’urgence chez les salariés non grévistes qui avaient du mal à réaliser le projet de la direction. Les grévistes ont été à la mairie du Bourget qui les a reçus longuement et assuré de son soutien, la perspective d’une fermeture de l’entrepôt n’est pas une bonne nouvelle. Les échéances à venir : ce jeudi la grève doit s’élargir et une partie des grévistes se rendront à la manifestation à Denfert-Rochereau.
Vendredi : 13 h conférence de presse -meeting devant la boite (c’est le jour où le jugement sera rendu, imposant la levée du blocage, mais ils veulent essayer de tenir jusqu’à lundi).
Les grévistes ont besoin de faire connaître leur lutte, de voir l’expression de solidarités, n’hésitez pas à passer les voir, ils campent sur place devant l’entrepôt dans la zone industrielle du commandant Rolland au Bourget (une rue qui part en face de l’hôtel de ville du Bourget, très facile à trouver.

Mercredi 21 octobre 2009
L’intersyndicale nationale (CGT Educ’action, SNUEP, SNEP et SNETAP–FSU, SUD Education, SNCL-FAEN) demande à être reçue par le ministre de l’Éducation Nationale, Luc Chatel,...

A afin de l’interroger sur les conditions de la rentrée 2009 dans l’enseignement professionnel, suite à la généralisation du Bac Pro en 3 ans, et notamment sur la situation des milliers d’élèves qui étaient sans affectation en septembre. Alors que pour le ministère, l’orientation est, semble-t-il, un cheval de bataille des réformes en cours, le bilan de la rentrée 2009 dans l’enseignement professionnel, est, de l’avis de l’intersyndicale, catastrophique.

 

En effet, de nombreux lycéens, faute d’affectation correspondant à leurs vœux, se retrouvent sans solution ou affectés dans des sections par défaut. Par ailleurs, l’absence de cadrage national quant aux programmes et d’informations quant à la certification du BEP/BEPA déroute les enseignants ainsi que les élèves et leurs familles. Ce n’est certainement pas ainsi que se fera la revalorisation de la voie professionnelle. L’intersyndicale estime indispensable qu’une classe passerelle à l’issue de la seconde professionnelle soit mise en place pour les élèves qui en auront besoin ou qui en feront la demande. Cela suppose un référentiel de formation et des moyens pour cette classe menant à l’obtention du BEP/BEPA.

 

Les suppressions budgétaires de postes d’enseignants prévues en 2010 vont aggraver la situation des futurs élèves de première professionnelle et il sera alors impossible d’accueillir, à la fois les élèves qui obtiendront le BEP/BEPA en juin, ceux qui sortiront des sections CAP/CAPA et voudront poursuivre, ainsi que tous ceux qui sont, aujourd’hui, entrés en classe de seconde professionnelle.

 

L’objet de l’audience devra porter aussi sur les modalités de l’épreuve orale de rattrapage du Bac pro et sur le calibrage des sections de CAP.

 

Les modalités actuelles de l’épreuve orale de rattrapage du bac pro ont suscité l’indignation des enseignants et de syndicats d’inspecteurs. L’organisation actuelle de cette épreuve est inacceptable, elle se traduit notamment par une marginalisation de l’enseignement général qui va conduire à la dévalorisation du diplôme.

 

Le 7 octobre 2009

 

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