A partir du mercredi 8 juillet devraient commencer les « oraux de rattrapage » du bac professionnel.
Les modalités de cette « épreuve » imposée sans aucune concertation et dans la
plus complète précipitation par le ministre sont inacceptables pour les élèves et suscitent une
colère légitime chez leurs enseignants.
Elle consiste en un simple entretien de 20 minutes avec une commission composée d’une part,
d’un professeur d’enseignement général, et, d’autre part, d’un enseignant de la spécialité
concernée ou d’un membre de la profession intéressée par le diplôme. Le candidat sera déclaré
reçu si la moyenne de cette note, donnée à l’issue de l’entretien, et la moyenne des notes du
premier groupe, est supérieure à 10. Autrement dit, la note d’entretien de contrôle a le même
coefficient que la totalité des coefficients des 7 autres épreuves !
L’objectif attendu de cet entretien est des plus flous. Le candidat devra fournir un document
en lien avec son expérience en entreprise énumérant les activités et compétences acquises
ainsi que les produits et matériels utilisés.
C’est inacceptable pour les élèves, dont les connaissances, compétences acquises durant 2 à 3
ans de formation seraient ainsi évaluées par une discussion sur le stage en entreprise (déjà
évalué auparavant) et par des examinateurs qui l’interrogeraient éventuellement sur des
matières qu’ils n’enseignent pas.
C’est inacceptable pour l’ensemble des professeurs dont la valeur des enseignements
professionnels théoriques et généraux est ainsi niée.
Cette épreuve est une mascarade qui a pour seul objectif d’ajuster les chiffres de
réussite que veut le ministère. C’est une complète dévalorisation du diplôme qui est
ainsi bradé. L’hypocrisie est à son comble quand les inspecteurs recommandent à l’avance
que la note de cet entretien devra se situer entre 8 et 12 (pour que l’élève n’ait pas de mention, ni sa note globale baissée).
Si les élèves de la voie professionnelle doivent pouvoir bénéficier aussi de la possibilité de
passer une épreuve de rattrapage pour le baccalauréat, en aucun cas elle ne doit se substituer
à l’évaluation globale de l’ensemble des matières professionnelles et générales. La mise en
place d’un oral de rattrapage doit nécessairement s’accompagner d’une révision totale des
modalités d’examens (actuellement reposant sur une grande part de contrôle continu).
La CGT-Educ’action demande au ministère de surseoir à l’épreuve de contrôle. Pour ne pas
pénaliser les candidats de la session 2009, nous demandons qu’un examen des dossiers
scolaires des candidats, ayant obtenu entre 8 et 10, soit effectué par l’ensemble des membres
du jury pour l’attribution du baccalauréat.
Elle propose aux jurys de faire le travail de rattrapage des élèves sur la base du livret
scolaire.
En conséquence, la CGT Educ’action appelle :
- Les jurys de baccalauréats, qui ont connaissance des dossiers scolaires des élèves, à décider
de l’admission définitive ou de l’ajournement des candidats à partir de l’examen des livrets
scolaires (pour ceux ayant entre 8 et 10).
- La CGT Educ’action appelle les collègues convoqués à refuser de participer à l’épreuve de contrôle. Les organisations syndicales CGT, FSU et SUD ont déposé un préavis de grève couvrant tous les personnels.
Avec des enseignants en grève lors des oraux de
rattrapage, nous vous invitons à une conférence de
presse mardi 7 juillet à 14h30 devant la maison des
examens, à l’occasion d’une des réunions
d’information organisées par l’inspection à la veille du
début des épreuves.
Maison des examens- SIEC, 7 rue Ernest Renan Arcueil, RER Laplace
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